Licenciée comme une voleuse au bout de 23 ans
Bonjour,
J'ai 57 ans, et je viens d'être licenciée par ma patronne, au bout de 23 ans de bons et loyaux services.
Voici le résumé de mon histoire
Je travaillais comme clerc de notaire à l'Etude de Me P depuis octobre 1988.
J'ai été formée sur le tas et tout se passait très bien jusqu'en fin 1995 et ma patronne parlait de moi comme d'une employée modèle et m'avait d'ailleurs augmenté en conséquence, sans que je demande quoique ce soit.
Tout s'est dégradé fin 1995, à cause du compagnon de ma patronne Mr L.B.. qui m'avait pris en grippe, mais ce monsieur ne faisait pas partie de l'Etude, même s'il était souvent là (surtout à tourner autour des filles jeunes et jolies)
Ce sont des choses qui arrivent.
En 1996, ce monsieur s'est mêlée abusivement de ma vie privée (Il m'a violemment reprochée de vouloir un enfant à 43 ans avec mon nouveau compagnon et j'en passe, m'a insulté, humilée devant ma patronne qui venait elle même d'avoir un enfant de lui)
A partir de là, les relations avec ma patronne se sont dégradées, son compagnon c'était son DIEU..NOUS ETIONS en janvier 1996.
Ce monsieur avait décidé que je dégagerais de gré ou de force, et malheureusement a convaincu ma patronne que je devais dégager et donc démissionner.
Moi, je ne voyais pas pourquoi, je devais démissionner pour quelqu'un qui m'avait tout simplement pris en grippe, je trouvais que j'avais assez galéré pour trouver du travail, j'avais ma maison à payer, suite à mon divorce, je travaillais à côté de la maison., cela faisant dix ans que j'étais à l'Etude et je n'avais pas envie de démissionner.
Alors j'ai tenu bon, pour prouver surtout que je n'avais rien fait et pensant aussi qu'à terme, les choses s'arrangeraient. J'ai des nerfs d'acier et en 23 ans je n'est jamais été en arrêté de travail, malgré tout ce qu'elle m'a fait.
Malheureusement, j'ai vite compris que ma patronne voulait aussi que je démissionne, son comportement a changé du jour au lendemain.(propos cassants méprisants etc
Je ne la reconnaissais plus.
Elle a tout fait pour me pourrir la vie
Une première lettre recommandée est arrivée en 1996 (faute lourde et grave justifiant mon licenciement immédiat) alors que je n'avais qu'une erreur.
Ce premier courrier était destiné à me terroriser, et à me faire craquer et faire des erreurs qui auraient justifiées mon licenciement.
J'ai répondu du tac au tac, à son courrier, avec la peur au ventre naturellement, c'était la première fois que je répondais à ma patronne en RAR, Dans ce courrier je lui ai bien fait comprendre que son mec, était à l'origine de tout ça et que si elle me licenciait, je me défendrais
Par la suite mes placards ont été vidés de leurs dossiers (durant mes vacances), je n'avais plus que le sale boulot à faire, je me suis retrouvée également avec la sténorette, etc
. le but bien sur me faire démissionner, me pousser à bout, me faire comprendre que j'étais incompétente etc
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J'ai contacté le syndicat, d'ailleurs, je les remercie car sans eux, j'aurai été anéantie par ma patronne et sans doute qu'aujourd'hui je ne serais plus rien.
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Du coup comme elle n'a pas réussi à me licencier, j'ai eu droit à tout, (cris injustifiés, placards, régression dans mon travail, j'étais devenue super incompétente.)
Les collègues avaient aussi eu des consignes, et quand le patron ne vous aime pas, les collègues font pareil
Mais comme elle n'avait aucun motif de me licencier , je suis tout de même restée à l'Etude mais avec une patronne qui ne pouvait plus « m'encaisser. » Ce qui fait la différence, avec les collègues qui sont là spontanément.
La moindre erreur prenait des proportions, les collègues l'avaient remarqué, (elles le disaient par derrière mais bien entendu pas par devant)
Bien entendu, les collègues n'étaient pas avec moi mais avec la patronne.
Le 11 septembre 2006, (alors que je travaillais avec la collaboratrice de Me P, depuis 1999, qui était aussi notaire et mon chef) on me supprime mon téléphone professionnel, (durant mes vacances) sans raison valable ce qui m'empêche bien entendu de travailler correctement) car on a toujours besoin d'un téléphone,
Désormais, je devais me contenter d'envoyer des fax ou des courriers pour confirmer, un rendez-vous ou avoir tel ou tel document, mais plus de téléphone, plus aucun contact avec le client. C'était donc très dur de travailler.
De plus, l'Etude allait évoluer, on allait avoir INTRANET pour tout le monde sauf pour moi.(J'allais sans coute casser le système) et une formation a eu lieu pour mes collègues sauf moi
Il s'en est suivi, là aussi un échange de courriers recommandés, dans lequel j'ai dit à ma patronne, que le fait de m'avoir enlevé mon téléphone n'était que du harcèlement moral.
Je pense que les relations avec mon chef Me V, se sont dégradées à ce moment là.( C'est elle qui était à l'origine de la suppression de mon téléphone)
En 2007, arrive une stagiaire, pour deux ans qui doit travailler aussi avec mon chef.
Très vite mon chef donne tout le travail à Melle A et me laisse de côté.
Je dois mendier du travail.
J'en fais part à ma patronne qui ne fait aucun cas, et me donne donc du travail à l'occasion.
Mais en réalité n'a que faire de moi. Je suis juste là parce qu'elle n'a pas pu faire autrement.
Les collègues qui sont sympas entre elles (on était 5) ne le sont pas avec moi, (c'est toujours moi qui ne comprend rien, à moi on me parle mal, alors qu'entre elles, elles rigolent bien, etc
.j'ai à peine le dos tourné qu'on arrête pas de critiquer etc.. ;
Du coup, je reste dans mon coin, dans mon placard, évite de poser des questions aux collègues, évite de poser des questions à mon chef, qui soupire dès que j'arrive dans son bureau et évite aussi de me parler.
Plus ça allait, moins ça allait.
La moindre erreur, mon chef me criait dessus.
En janvier 2009, j'arrête de travailler avec mon chef, et travaille sous les ordres ma patronne
qui me donne un peu de travail parce qu'elle m'a pas le choix, mais qui en réalité n'a que faire de moi.
Très vite, je m'aperçois qu'elle ne se concentre que sur mes erreurs, par contre elle préfère ignorer les erreurs ou fautes de mes collègues, qui sont évidemment compétentes, puisque rien n'est vérifié.
Le 19 mai 1996, ma patronne me propose une rupture conventionnelle
Je la refuse lors de l'entretien avec un membre du syndicat.
Je précise tout e même que ma patronne, si gentille, était prête à augmenter considérablement, l'indemnité légale de rupture conventionnelle (presque 10000 € en plus) si je partais.
Elle ne m'avait bien entendu pas dit que si je refusais, la rupture conventionnelle, elle allait me virer.
Et quelques jours après, comme j'ai refusé la rupture conventionnelle, je reçois une lettre me faisant part de son intention de me licencier pour insuffisance professionnelle avec bien entendu des choses et des choses à me reprocher (incompétence, insuffisance professionnelle etc
)
Je suis un salarié protégé (COMITE MIXTE du notariat et j'ai été élue) donc il a fallu que ma patronne fasse un mémoire à la commission paritaire à PARIS pour pourvoir me licencier.
Dans son mémoire, elle m'a anéantie, mis plus bas que terre, et à transformé tous les faits, sur les dires de mon chef, avec laquelle j'ai travaillé neuf ans.
Il lui fallait bien sur l'avis favorable de la commission pour me virer.
La suppression du téléphone, elle en a parlé, (car elle savait que j'en parlerais aussi pour me défendre) mais elle a mis par exemple, la suppression du téléphone, comme un « avantage pour moi, pour me permettre de mieux travailler » par rapport à mes pauvres collègues, qui sont elles obligées de « bosser plus à cause de moi »
Elle m'a complètement achevé, (elle a joint des projets d'actes de 2005, 2006 , 2007 etc
sur lequels figuraient des erreurs bien entendu, mais erreurs qu'elles a beaucoup exagéré.
Ces erreurs étaient consignées sur « un petit cahier, » tenu à l'époque par mon chef qui notait au fur et à mesure, les erreurs que je pouvais faire , date et n° de dossier.
Donc ce petit cahier a servi à ma patronne, et à mon chef, pour préparer le mémoire contre moi.
J'ai trouvé par hasard, ce petit cahier dans le bureau de ma chef qui d'ailleurs avait de plus en plus de mal à supporter ma présence depuis que Melle A était arrivée et avec qui elle préférait travailler. Et cela se voyait.
J'ai fait un mémoire contradictoire, avec le syndicat, pour contester mon licenciement et avoir un avis défavorable pour mon licenciement.
La réponse est tombée en RAR quelques jours après :
La commission paritaire étant composée d'un notaire et d'un salarié, le collège salarié a affirmé au vu des pièces jointes par ma patronne, que c'était un licenciement injustifié et sans cause réelle et sérieuse.
Le collège patronat a donné raison à ma patronne, ce qui veut dire que la commission ne s'est pas vraiment prononcée.
Le 7 septembre 2009, ma patronne qui a donc reçu l'avis de la commission, favorable pour elle et défavorable pour moi, m'a appelé à 18 h 25 mn, devant témoin (mon ancien chef) pour me donner en mains propres ma lettre de licenciement et me dire qu'à 18 h 30, je ne ferai plus partie du personnel et que les trois mois de préavis qu'elle me devais, je les ferais à la maison.
J'étais un peu sonnée, devant la façon de faire, Bien sur je n'en pouvais plus au travail, surtout par rapport à l'indifférence de mes collègues où j'étais devenue une quantité négligeable, mais je trouve que ce ne sont pas des manières de procéder.
La façon dont elle m'a virée, est innaceptable.(Elle aurait pu au moins me dire le matin que je dégageais le soir) Enfin bref, depuis ce jour, je suis donc à la maison,
Pour moi, j'ai été virée comme une voleuse, au bout de 23 ans,
On va dire insuffisance professionnelle mais en réalité c'est parce que ma présence dérangeait depuis trop longtemps et quoiqu'on en dise, on a tout fait pour m'empêcher d'avancer, et les collègues aussi, m'ont tourné le dos.
Aujourd'hui, j'espère simplement que je pourrais l'envoyer aux prud'hommes, même si le syndicat me dit que c'est de plus en plus dur de gagner
J'ai besoin de ça pour retrouver ma dignité .
Qu'en pensez vous ?
J'ai sans doute été un peu longue











